Recensione Fall of Minerva – Portraits su Score A/V

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Ils s’étaient fait remarquer en 2013 avec d’abord une démo éponyme en forme de premier essai proprement aplati dans l’en-but puis une transformation entre les poteaux quelques mois plus tard avec ‘Seasons’, un EP qui n’attendait plus qu’une véritable confirmation en bonne et due forme. Soit le passage à l’album long-format afin de constater si les dispositions entrevues chez les Italiens de Fall Of Minerva pouvaient tenir sur la durée.

Printemps 2016, les voici donc enfin à l’œuvre avec ‘Portraits’, non sans avoir au préalable tapé dans l’œil de l’écurie anglaise Basick Records (Aliases, Devil Sold His Soul, SikTh, Uneven Structure) qui a co-produit cette sortie avec OverDrive Records (Bologna Violenta…) et quelques petites structures européennes (dont Unquiet Records notamment). Un disque qui ne met qu’une poignée de secondes pour démontrer que sur ce segment émo/post-hardcore alternatif à haute teneur émotionnelle, le quintette originaire de Vicenza (au Nord de l’Italie) a de sacrés arguments à faire valoir.

Un « Beyond the pines » qui d’entrée de jeu met la pression pour exploser comme attendu en pleine face dans un cocktail puissant de rock très brut de décoffrage et de post-hardcore aussi cinglant que viscéral, ‘Portraits’ met tout de suite les choses au clair : cet album va propulser les Italiens au rang de formation à suivre de près (et pas qu’un peu) sur le vieux continent. Ne serait-ce qu’avec le très énervé « Novocaine » sur lequel le groupe muscle un peu plus son jeu en s’offrant un climax à la beauté hardcore aussi tendue que vibrante. Preuve qu’en deux petits titres, Fall Of Minerva peut déjà mettre le monde à ses pieds.

Sauf que des titres, l’album en compte une petite dizaine et que la suite enfonce un peu plus le clou : avec l’ogive « Boundless lands, confined thoughts » et son lancement nucléaire mais aussi ses mélodies abrasives ; un « Träume » sur lequel le groupe a apparemment tenu à déchiqueter son auditoire en envoyant le gros bois dans les enceintes dans un déchaînement de fureur ; ou en jouant la nuance pour un « Green ghost » qui prend son temps pour parvenir à imposer sa griffe, à douloureuse et velouté.

On l’a compris : le groupe sait tout faire en matière d’emo/post-hardcore (mais pas que) qui prend aux tripes (« Caronte ») comme en matière grosse baffe qui fait mal aux cheveux (l’implacable « Demagogy »). Entre-temps deux roustes, le groupe sait aussi surprendre (l’instrumental « Siguardi Nel Bulo » qui navigue entre musique classique et post-moderne avec une vraie maîtrise de son sujet), avant que le naturel ne reprenne le dessus pour incendier bruyamment les enceintes (« Grave of the fireflies »). Le tout avant de boucler la boucle en mélangeant une dernière fois rage déchirante et élégance racée. Classe.

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